Les frissons d' Anna
N°1 Chez le
masseur
J'avais 20 ou 21 ans , à peine majeure.
Après une période de surmenage, de stress, je
suis fatiguée et j'ai le corps contracté, d'où des petits troubles neuro
végétatifs.
Le neuropsychiatre que je consulte , au lieu de me
gaver de chimie, me prescrit pour commencer, une série de massages de
relaxation.
Je me demande bien en quoi celà
consiste.
Arrivée chez un masseur, conseillé par je ne sais
plus qui, je me sens toute timide.
Je l'ai toujours été, mais le corps médical est
effrayant pour moi, et synonyme de catastrophes.
Mon "bourreau" , homme ordinaire, ni sublime ni
repoussant, de 35 ans environ, me demande de me déshabiller . Jusque là tout est
normal . Mais il enchaine : ne gardez que la culotte.
hein ? heu, si je ne garde que le bas, ça veut
dire qu'il faut oter le haut ? histoire de me déstresser, ça commence mal.
Je sens mes bras et mes épaule se raidir comme pour
protéger d'une agression, cette poitrine qu'à l'époque on ne montre pas .
Heureusement la pièce du supplice est assez grande
. Je me déshabille en lui tournant le dos, pendant qu'il range des
dossiers.
Sa voix continue : puis vous vous allongerez sur le
ventre , sur la table.
Woufffff je l'ai échappé belle , je me hâte
d'obéir.
Un peu de poudre , du talc je suppose, et je sens
deux mains tièdes et douces caresser mon dos, mes épaules, mes reins .
Hummmm que c'est bon . "Euphorie de la première
séance".
Les 15 mn passent trop vite . Il me recouvre d'une
serviette éponge et me dit de rester comme ça un moment et il sort .
Il revient un peu plus tard, enlève la serviette ,
précise que le lendemain je risque avoir quelques courbatures, que c'est normal,
et .... vous pouvez vous rhabiller.
Les fois suivantes, je suis moins craintive, mais
quand même, je choisis mes vêtements de façon à aller très vite pour .... tout
poser, sauf .... la petite culotte !
Je ne me souviens plus si ces diaboliques massages
me firent du bien , mais ils m'ont procuré des émotions troublantes et
agréables.